Études d’ergothérapeuthe : quelles formations choisir selon votre profil ?

Le numerus clausus ne fait pas de cadeau : chaque année, il verrouille le nombre d’admis en écoles d’ergothérapie et rend l’accès à la formation plus sélectif que jamais. D’un côté, certains parcours misent sur l’immersion en stage dès les premiers mois, de l’autre, des cursus préfèrent bâtir sur des bases académiques solides. L’itinéraire varie selon les profils :

  • qu’on soit tout juste bachelier, étudiant en reconversion ou déjà engagé dans une carrière, chacun doit composer avec des dispositifs propres et trouver le chemin qui lui correspond.

Les écoles d’ergothérapie, de leur côté, affinent leurs critères et adaptent les contenus pédagogiques pour répondre à la diversité des candidats.

Découvrir le métier d’ergothérapeute : missions, qualités requises et perspectives d’avenir

L’ergothérapie se situe au croisement des sciences humaines, des techniques de rééducation, et d’une exigence clinique quotidienne. Jour après jour, ces professionnels accompagnent les personnes fragilisées par la maladie, l’accident ou le handicap. Leur mission ? Préserver ou restaurer ce qui permet de vivre librement : les capacités physiques et cognitives, la confiance, la possibilité d’agir seul, chez soi, au travail ou dans une structure spécialisée.

Concrètement, les missions du métier sont variées et nécessitent une solide expertise :

  • Évaluer, sélectionner et ajuster les aides techniques, fauteuils, équipements domotiques, solutions numériques, en réponse à des besoins précis,
  • Imaginer et superviser des programmes de rééducation à la carte, adaptés au quotidien de chaque patient,
  • Analyser l’environnement, moduler un poste de travail, aménager un logement pour sécuriser les gestes du quotidien,
  • Mettre en œuvre des outils et approches qui font le cœur du métier d’ergothérapeute.

Ce métier exige plus qu’un savoir technique : l’empathie, l’écoute, la capacité à repérer les besoins réels derrière les mots. L’esprit d’équipe s’impose, particulièrement en centre de rééducation ou dans le secteur médico-social. Certains choisissent le salariat, d’autres franchissent le pas du libéral ou de la micro-entreprise, chacun trace sa route selon ses aspirations et son goût pour l’autonomie.

La demande ne faiblit pas : le vieillissement de la population, la progression des maladies chroniques et la recherche d’autonomie dans toutes les sphères de la vie alimentent le besoin d’ergothérapeutes qualifiés. Les écarts de rémunération existent, selon la région, l’expérience ou le statut choisi. Mais une chose ne varie pas : partout sur le territoire, les structures recrutent et la profession attire toujours plus de vocations.

Professeur en classe devant un tableau interactif

Quelle formation choisir selon votre profil et vos ambitions dans l’ergothérapie ?

Pour devenir ergothérapeute, le passage obligé reste le diplôme d’État, accessible en trois ans dans un institut de formation en ergothérapie (IFE). Ces établissements, présents à Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux et dans bien d’autres villes, recrutent via Parcoursup et sélectionnent les candidats sur dossier, entretien et parfois épreuves complémentaires. Les bacheliers issus de la voie générale, attirés par les sciences humaines ou la biologie, y trouvent un contexte stimulant, où sérieux et qualités relationnelles comptent tout autant que l’excellence académique.

Mais la formation ne se résume pas à un parcours unique. Pour les adultes en reconversion, plusieurs dispositifs ouvrent la porte à une reprise d’études :

  • La Validation des acquis de l’expérience (VAE),
  • Le Compte personnel de formation (CPF),
  • L’Aide individuelle à la formation (AIF).

Ces solutions s’adressent notamment à ceux qui ont déjà un pied dans le médico-social ou la rééducation, et souhaitent faire valider leur expérience par un diplôme reconnu.

Certaines écoles adaptent leurs cursus aux adultes, souvent en alternance, en tenant compte du parcours professionnel dans la sélection. Pour ceux qui envisagent un passage en exercice libéral après un début de carrière en institution, il peut être pertinent de viser une spécialisation : gériatrie, pédiatrie, santé au travail… autant de domaines accessibles via des modules universitaires ou des diplômes universitaires complémentaires. L’offre de formation en ergothérapie s’ajuste ainsi, au fil des années, pour accompagner tous les profils et ambitions, du lycéen au professionnel chevronné.

Quel que soit le parcours choisi, une certitude s’impose : derrière chaque ergothérapeute formé, c’est une personne en plus qui retrouve, chaque jour, un peu plus d’autonomie et de confiance en elle. La suite ? Ce sera à chacun de la dessiner, au contact du réel et des besoins d’une société en mutation.

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