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La masturbation, une addiction dangereuse

On peut définir la masturbation comme une auto-stimulation des organes génitaux pour arriver à l’orgasme. Les hommes comme les femmes peuvent se masturber et chez les adolescents, c’est même une manière de se découvrir. Vu ainsi, on comprend que la pratique de la masturbation n’est pas si mauvaise. Cependant, on peut très bien tomber dans l’addiction et c’est problématique. Faisons un zoom sur la masturbation compulsive.

Êtes-vous dans la masturbation compulsive ?

La masturbation prend un aspect compulsif quand on ne peut pas s’en empêcher. C’est cette masturbation qui dirige la vie du concerné et sur la compulsion, il ne s’en rend pas compte des effets négatifs sur sa vie, notamment sur le plan social, relationnel, professionnel et sur sa santé. On peut se permettre de dire qu’on est déjà dans la masturbation compulsive si on s’y adonne une dizaine de fois par jour.

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La masturbation compulsive est une addiction comme toute autre addiction qui peut se porter sur la drogue, l’alimentation ou les jeux vidéo. Derrière elle, se cache une intense anxiété, angoisse ou stress et le compulsif a besoin d’un soulagement immédiat. Si pour une masturbation classique, la libération de tension se termine par un apaisement et du plaisir, pour une masturbation compulsive, ceux-ci ne sont plus au rendez-vous. Les compulsifs ne reconnaissent pas toujours cette souffrance dans laquelle ils sont. Pourtant, s’ils ne se soignent pas et s’ils ne sont pas accompagnés, cette pratique présente de nombreux dangers.

Dépendance à la masturbation, moins productif

Les compulsifs à la masturbation perdent vraiment une bonne partie de leur temps à la pratique de cette activité. Ils peuvent passer de bonnes minutes à regarder des productions pornographiques et à se masturber. À raison d’une dizaine de fois par jour, ils passent plus de temps à se masturber qu’à travailler ou à étudier. Ils ont également des problèmes à se concentrer sur ce qu’ils font, d’où leur faible productivité.

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Masturbation compulsive et comportements antisociaux

Cette masturbation, lorsqu’elle prend une tournure compulsive, s’accompagne souvent de honte et de culpabilité. Après s’être masturbé, certains concernés peuvent regretter leur acte, notamment lorsqu’ils se rendent compte qu’il n’y a vraiment plus de plaisir et d’apaisement. C’est là que peut survenir la culpabilité.

Il peut aussi arriver que les compulsifs oublient inconsciemment l’environnement dans lequel ils se trouvent. Ils ne peuvent plus se retenir face à la pulsion qu’ils peuvent être découverts. La honte peut alors prendre place. Petit à petit, les sujets développent des comportements antisociaux et une faible estime de soi. Si on en arrive là, on risque vraiment de développer d’autres mauvaises habitudes et de tomber dans une autre addiction.

Accro à la masturbation, sexualité dépravée

Lorsqu’on devient accro à la masturbation, on recherche de nouvelles pratiques pour que le plaisir soit quand même au rendez-vous. C’est là qu’on peut tomber dans les pratiques sexuelles dépravées. Un homme qui se masturbe de manière compulsive peut aller jusqu’à la pornographie extrême, voire à des pratiques qui peuvent irriter son sexe.

La masturbation excessive et les troubles d’érection

Certains peuvent nier ce fait. Oui, la masturbation classique ne conduit pas à des problèmes d’érection. Cependant, quand elle devient compulsive et excessive, on peut lui attribuer une fonction anti-stress. Dans ce cas, c’est le stress qui est le problème, car elle va remettre en cause la qualité des rapports sexuels de l’homme. On ne peut donc pas écarter les problèmes d’érection quand il se trouve avec une femme. Cette masturbation compulsive peut engendrer une éjaculation faible, autrement dit une faible éjaculation ou un faible volume d’éjaculation.

Comme pour toute autre addiction, la masturbation compulsive peut être soignée. Pour ce faire, le concerné doit reconnaître qu’il est accro à la masturbation. En fonction des cas, le sexologue peut proposer des pratiques comme la sophrologie, la relaxation ou la respiration. Ceux-ci peuvent aider à faire baisser le seuil de tension. Il faut également avoir un soutien psychologique.

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